Arrêtez d’acheter du gratuit, c’est trop cher !

Newsletter – février 2020

Arrêtez d’acheter du gratuit, c’est trop cher !

Peut-on vraiment acheter trop cher un service digitalisé gratuit ou à bas prix ? En voilà une drôle de question.

En fait, la gratuité fait oublier le pourquoi on choisit un produit : pour la solution qu’il nous apporte !

Le tarif n’est pas une valeur, c’est juste ce que l’on paye pas ce que l’on obtient.La vrai question est quelle valeur ajoutée vous apporte vraiment la solution retenue et de la comparer au prix d’achat en n’oubliant surtout pas le temps nécessaire pour en exploiter toutes les fonctionnalités (autoformation et/ou formation à son utilisation qui sont rarement intégrées dans les offres gratuites ou à bas prix (freemium) et qui peuvent impacter fortement votre  budget mais aussi l’adhésion de vos équipes qui risque de rejeter une solution retenue sans un support de qualité).Nous pouvons vous aider à calculer le ROI (retour sur investissement) de chacune de nos solutions et de celles de ne nos partenaires.Si vous souhaitez en savoir plus, veuillez nous contacter.

Mutualisez vos audits & données fournisseurs

Avec notre partenaire, Mutual audit, divisez par 4 le coût de vos audits fournisseurs et démultipliez par 4 votre capacité de sécurisation de votre relation fournisseurs avec la mutualisation des audits fournisseurs et leur digitalisation. Répondez ainsi aux exigences des référentiels GFSI (BRC, IFS, FSSC 22000…) tout en maîtrisant vos budgets et en gagnant en efficacité avec l’assurance de faire appel à des auditeurs professionnels  qualifiés. Si vous souhaitez en savoir plus, veuillez nous contacter.

En moyenne le temps moyen journalier passé à rechercher des informations en entreprise est d’1 heure.

Vos collaborateurs constituent votre avantage concurrentiel. Malheureusement, ils ne peuvent pas penser à l’améliorer le fonctionnement de votre entreprise s’ils sont surchargées de  travail,  notamment  de  tâches  répétitives manuelles, à faible valeur ajoutée et à la limite ennuyeuses, telles que les mises à jour, les opérations de retranscription liées à la qualité et à la sécurité des données de vos fournisseurs, etc. qui pour une partie sont identiques entre les différentes entreprises du secteur. La mutualisation est la solution et la digitalisation pourrait vous y aider tout en sécurisant les informations qui ne doivent pas être mutualisées. Nous pouvons vous y aider avec notre partenaire Alixe.

Si vous souhaitez en savoir plus, veuillez nous contacter.

Matériaux au contact, passez à la vitesse supérieure

Vous voulez arriver plus facilement à évaluer les déclarations de conformité de vos fournisseurs de matériaux au contact. Nous vous proposons d’accéder à une base de données  des  substances  autorisées. Cette base de données est facilement accessible via une application mobile et vous permet de vérifier les données relatives aux substances soumises à restriction. Pour en savoir plus.

Auditaliaa

Réalisez vos diagnostics, audits et inspections « terrain » à l’aide de l’application mobile Auditaliaa – gérer vos actions au sein d’un plan d’actions unique collaboratif et cela à partir de seulement 390€ par an pour un site, 5 auditeurs et 10 contributeurs supplémentaires.

Pour en savoir plus.

Cette application s’intègre dans notre solution QHSE permettant de  gérer en un seul  endroit  l’ensemble  de vos activités (réclamations clients, non-conformités, audits/ inspections, plan d’actions unique…gestion des compétences et des formations…document unique, AT/AM…déchets…veille réglementaire QHSE…GMAO orientée sécurité des aliments et sécurité…) et cela en mode collaboratif avec l’ensemble des processus de l’entreprise.

Pour en savoir plus.

© 2019 DIGITALIAA  
DIGITALIAA – www.digitaliaa.com info@digitaliaa.com  
Application mobile Contactaliaa Retrouver facilement les substances et leurs restrictions d’utilisation toujours à jour  

Bonnes nouvelles 2020

Dans le magazine Process Alimentaire de Janvier 2020, dossier Qualité, on pouvait y trouver 2 bonnes nouvelles et un nouveau casse-tête dans la gestion de vos certifications GFSI.

Les 2 bonnes nouvelles sont :

  • L’augmentation du temps d’audit IFS sur le terrain passera à 50 % minimum de la durée globale de l’audit ; de même, 44 exigences seront supprimées dans la version 7 sur un total de 281 dans la version actuelle 6.1!
  • La reconnaissance des référentiels GFSI par la DGAL (Direction Générale de l’Alimentation) pour déterminer la fréquence des contrôles officiels.

Par contre, alors qu’avec ces deux bonnes nouvelles, on pouvait croire à une simplification et une bonification des certifications GFSI, on nous parle maintenant de food safety culture ! Peut-on considérer cette démarche comme positive allant dans le sens des certifications ISO, ou comme une démarche subjective liée à l’analyse qu’en fera l’auditeur ?…

Au niveau de Mutual Audit, nous avons aussi de très bonnes nouvelles :

  • Nous avons fini l’année avec une forte croissance d’activité, et 2020 commence avec de nombreux engagements d’audits, soit internes, soit 2nde partie mutualisés. Vous êtes de plus en plus nombreux à considérer nos services comme de la valeur ajoutée et du gain de temps, nous vous en remercions.
  • Le partenariat avec la société Alixe (plateforme d’évaluation fournisseurs et de collecte de documents qualité fournisseurs) évolue dans votre intérêt ; en effet, à compter du 01.02.2020, vous pourrez utiliser sans limite cette plateforme au tarif exceptionnellement bas de 478.80 € HT / an, soit 39.90 € HT /mois ! En pj, vous trouverez la liste des fournisseurs référencés (272) sur la plateforme Alixe.
  • Nous sommes en train de finaliser notre partenariat avec AUDITALIAA ; cette nouvelle application mobile, vous permet plus simplement de réaliser vos audits/ inspections directement à partir d’une tablette ou d’un smartphone. Vous gagnerez du temps dans leur réalisation (réduction de vos temps de rédaction des rapports d’au moins 80%).

Enfin, nous sommes heureux de vous annoncer notre présence au CFIA de Rennes du 10 au 12 Mars 2020, sur le stand  H4 D14 de notre fidèle et dynamique partenaire ADS Food https://adsfood.fr/ , distributeur de marinades, épices, produits d’enrobage et de fabrication, sauces et aides culinaires ; venez découvrir aussi leur nouvelle gamme « clean label » uniquement à base de produits et d’arômes naturels, ainsi que leur nouveau Paprika bio cultivé en Espagne. Nous vous accueillerons au CFIA, pour bien sur planifier vos audits internes ou audits fournisseurs mutualisés, mais aussi vous présenter en direct les plateformes Alixe et Auditaliaa

Nous attendons aussi vos nouvelles propositions d’audits fournisseurs pour pouvoir les mutualiserau plus vite (tant que les audits fournisseurs ne sont pas planifiés et mutualisés, vous n’avez aucun engagement financier) ; si vous souhaitez externaliser vos audits internes 2020 IFS / BRC / FSSC 22000 et nous les confier, il est encore possible de les planifier en 4 passages sur l’année 2020.

L’innovation pour sécuriser l’amont en IAA

Depuis 2016, Mutual Audit a ouvert le bal des nouveautés avec la présentation des audits fournisseurs mutualisés !

En 2017, nous avons créé notre cluster sur la maitrise des approvisionnements et les avantages de la mutualisation en IAA, avec pour objectifs :

  • Vous présenter des acteurs innovants et sécurisants en matière d’achats / qualité tels que FIDAL, SQUALI, INGREBIO, IBM, TERRENA, le groupement SYNERGIE ACHATS, NEO et ALIXE.
  • Vous faire réfléchir ensemble sur les avantages de ces solutions innovantes et sur la plus-value de ces dernières lorsque vous les mettez en place.

Depuis quelques mois, nous vous proposons de créer une bibliothèque sécurisée et mise à jour de données fournisseurs ; c’est en voie de se réaliser grâce à notre partenariat avec Alixe, la plateforme de collecte de données et documents fournisseurs. Nous avons simplifié le schéma économique d’Alixe avec un tarif unique de moins de 40 € HT / mois (Pour tout nouvel arrivant ou à compter de Janvier 2020 pour les utilisateurs actuels), alors que jusqu’à maintenant, vous vous arrachiez les cheveux pour collecter ces documents ou les transmettre à vos clients, et vous jetiez l’argent par les fenêtres sans garantie d’être à jour dans votre collecte.

Dans le domaine du temps perdu, et donc de l’argent dépensé que seuls vos patrons comptent à la fin de l’année, il y a le temps passé à rédiger ou remettre en forme vos rapports d’audits internes qualité, rapports de sécurité, rapports environnementaux, etc. Et si demain, nous vous apportions une solution digitalisée pour réaliser tous vos audits et obtenir en 1 clic le rapport final, plutôt que d’y passer 0.5 jour à une journée entière, voire plus pour rédiger votre / vos rapport(s) ?!! Si vous avez déjà des solutions et êtes prêts à les partager, nous sommes à votre écoute. Avec vos retours, nous pourrons alors établir un comparatif des solutions existantes et vous proposer la solution la plus pertinente. Si vous n’avez pas de solution digitale pour la réalisation de vos audits internes, et si vous n’en connaissez aucune, alors, nous serons heureux de vous présenter les résultats de nos recherches ; cependant, il faudra attendre encore un peu car nous sommes en phase de test et de validation pour deux opérateurs : une société bretonne, et une société anglaise ! donc en attendant, faites nous part soit de vos besoins, soit de votre expérience ; la mutualisation, c’est le partage d’outils pour augmenter la valeur ajoutée de vos actions individuelles !

Mutual Audit et Alixe s’associent au service de la qualité et de la sécurité alimentaire

Plateforme de mutualisation des audits fournisseurs depuis 2015, Mutual Audit poursuit sa mission de sécurisation des approvisionnements dans l’industrie agroalimentaire par le biais de contrôles et audits mutualisés. Lancée en 2018, la plateforme Alixe, est, elle, dédiée à la collecte de documents liés aux évaluations des sites de production ainsi que les fiches techniques des produits et ingrédients alimentaires. Complémentaires, les deux plateformes envisagent une fusion en 2020, afin de mieux servir les responsables qualité et achats de l’industrie agroalimentaire. Interview croisée de Fabrice Rivaille, directeur de Mutual Audit et Baptiste Moreu, directeur d’Alixe.

Comment s’est construite la plateforme Alixe ?

Baptiste Moreu : Dès 2016, nous avons posé les prémices de cette plateforme avec les responsables qualité des industriels de l’agroalimentaire, notamment les salaisons Tallec (groupe Agrial) et Lechef Traiteur. La question qui revenait était : comment récupérer facilement les informations de mes fournisseurs en matière de production et de produits ? Jusqu’alors, tout était très archaïque. Les clients envoyaient des questionnaires à leurs fournisseurs et chacun y répondait individuellement. 90 % des questions étaient pourtant identiques. Nous avons ainsi eu l’idée de collecter ces informations dans un espace commun dans lequel les clients pourraient extraire l’information dont ils ont besoin, suivant l’autorisation délivrée par leur fournisseur. 450 entreprises ont répondu favorablement à la création de cette plateforme, en abondant à la fois des documents sur l’évaluation de leurs sites de production, grâce à un questionnaire uniformisé, et en ajoutant des fiches techniques sur leurs produits. L’accès aux documents est soumis à confidentialité et hautement sécurisé.

Quel est l’avantage pour les responsables qualité ?

Fabrice Rivaille : Quand un fournisseur change la typologie d’un produit ou la provenance d’un de ses ingrédients, il n’en informe pas systématiquement son client. Parce qu’il n’en a pas le temps, ni le réflexe. Mais cela a un impact sur la recette de ce dernier qui devient erronée. Cela peut avoir des conséquences en matière de sécurité des aliments et d’information consommateur. La plateforme Alixe permet de modifier un ingrédient ou sa provenance et d’en informer directement le client grâce à une alerte et une mise à jour. La transmission de l’information gagne en transparence et en fluidité.

Baptiste Moreu : Par ailleurs, lorsque les documents attestant de la certification bio ou sans gluten arrivent à expiration, le fournisseur reçoit également une alerte afin de faire le nécessaire pour leur mise à jour. Ce qui lui permet de rester dans la conformité. C’est un vrai gain de temps et d’énergie pour les responsables qualité et achat des IAA, qui se voient libérés des tâches administratives et peuvent se concentrer sur leur vrai métier.

Comment s’explique le rapprochement avec Mutual Audit ?

Fabrice Rivaille : Nous travaillons déjà avec la même clientèle, les mêmes interlocuteurs dans l’industrie agroalimentaire, les mêmes fournisseurs. Nos missions sont complémentaires et servent toutes les deux les fonctions qualité, sécurité et sécurisation des approvisionnements. Si le responsable qualité, qui a accès aux documents, est inquiet sur un ingrédient sujet à la fraude, c’est là qu’il va pouvoir déclencher un audit. La collecte d’informations intervient en amont des audits et des contrôles. L’objectif de notre rapprochement est de mutualiser ces outils et ces compétences au profit de la qualité et de la sécurité alimentaire. Notre souhait est de mettre en place une plateforme sécurisée d’approvisionnement labellisée, en France et en Europe.

Comment pourrait s’opérer concrètement cette intégration des deux plateformes ?

Baptiste Moreu : Concrètement, cette plateforme de sourcing labellisée devrait permettre aux responsables qualité de sortir de leurs missions administratives, pour peu qu’ils changent également leurs habitudes, afin d’optimiser la plus-value opérationnelle de leurs équipes sur le terrain.

Fabrice Rivaille : La fusion des deux structures pourrait avoir lieu à l’été 2020, grâce à une augmentation de capital de 300 K€ à 500 K€. Cette levée de fonds, nous aimerions la réaliser auprès des industriels clients de cette future plateforme globale de services, afin d’accélérer son développement commercial. Notre objectif est de réaliser 1 M€ de chiffre d’affaires en 2022.

Découvrez la plateforme Alixe!

Qui en tant qu’Acheteur ou en tant que Responsable Qualité n’a jamais prononcé cette phrase : « la paperasse nous tue » ? Chez Mutual Audit on entend cette phrase de tous bords, que ce soit du côté des fournisseurs en B to B ou du côté des IAA clientes de ces mêmes fournisseurs.

Le 1er constat est simple à faire ; la paperasse tue car chaque entreprise cliente demande à ses fournisseurs des évaluations, des cahiers de charges ou des fiches techniques, selon un modèle à remplir qui est propre à chaque entreprise.

2ème constat : les entreprises fournisseurs rédigent pour leurs propre compte tous ces documents, mais plient sous la pression de chaque client pour remplir les mêmes documents mais sur le modèle de chaque client

3ème constat : aucune entreprise ne compte le temps, l’énergie et l’efficacité perdus, ni ne calcule l’argent dépensé soit pour collecter ces documents, soit pour compléter ces documents. Pour tout le monde les besoins sont quasiment identiques pour garantir la qualité des produits ou services achetés ; mais la surcharge administrative aveugle chacun et empêche ainsi d’apporter de la performance économique dans la gestion de la Qualité, donc de la plus-value potentielle.

Des Solutions existent déjà soit en intra dans les grands Groupes (donc individuelles à nouveau au regard du fournisseur), soit au niveau de la Grande Distribution qui tente d’imposer à nouveau la collecte de ces documents qualité fournisseurs par leurs fournisseurs de niveau 1 (donc nouvelle saisie sur une plateforme numérique).

Soucieux de votre liberté de ventes ou d’achats en B to B et de la protection de la confidentialité de vos relations en B to B, Mutual Audit s’est rapproché d’un jeune opérateur dans le domaine de la collecte mutualisée de documents qualité fournisseurs, la Société Alixe. Son Créateur, Baptiste Moreu, s’est appuyé pendant deux ans sur les besoins de +/- 20 IAA (collectif de Responsables qualité et d’Acheteurs), pour créer de toute pièce, une plateforme de collecte de documents fournisseurs. Sur le même principe que Mutual Audit, la confidentialité est totale entre tous les utilisateurs de cette plateforme, et seul le fournisseur donne son accord pour diffuser les documents (spécifiques ou génériques) à l’attention de chacun de ses clients. Avec l’accord de chacun de vos fournisseurs, vous trouverez ainsi son auto évaluation (basée sur les requis GFSI), ses fiches produits ou CDC génériques, vos fiches produits spécifiques, ou encore ses attestations mises à jour de certifications ou labels divers. Si vous souhaitez bonifier vos relations avec vos clients / vos fournisseurs, alors les équipes d’Alixe et de Mutual Audit serviront de passerelle entre vous pour que la plateforme remplisse tous vos besoins administratifs !

L’utilisation de la plateforme Alixe est très intuitive ; gratuitement pour démarrer et si vous l’adoptez pour seulement 29.90 € HT par mois, vous économiserez tous, fournisseurs comme clients, du temps et de l’argent !

Mauvaise nouvelle par contre, vous ne pourrez plus dire « la paperasse tue » quand vous serez adeptes de la plateforme Alixe !….

Nous vous recommandons de visiter le site d’Alixe https://www.alixe-quality.com/ et de nous appeler pour une démonstration en visio conférence de la plateforme Alixe. Vous pourrez ensuite bénéficier d’un essai gratuit.

Retour sur la formation « Devenir Auditeur Fournisseurs Mutual Audit » des 30 septembre et 1er octobre 2019

La session de formation « devenir auditeur fournisseurs Mutual Audit » des lundi 30 septembre et mardi 1er octobre 2019, qui s’est tenue au Village by CA de Vannes, s’est déroulée dans une très bonne ambiance!

Ainsi, nos 3 participants nous ont fait part de leur ressenti à l’issue de ces deux jours :

Marie Morvan (EURIAL) : « 2 journées enrichissantes de formation par Mutual Audit . De quoi avoir tous les bons outils pour évoluer sur le poste d’Auditrice Fournisseurs. Merci pour ces moments de partage de connaissances et d’interactions. Tout cela dans un environnement convivial et professionnel. »

Sandrine Boifford (AGIP Conseil – Valeurs et Management) : « Merci à vous et votre formatrice pour la qualité de la formation reçue« 

Laurent Fourcade (Fourcadeaca) : « La formation s’est très bien déroulée en ce qui me concerne« 

Prochaine session prévue en juin 2020, n’hésitez pas à nous contacter pour plus de renseignements!

Scandale alimentaire : gérer une crise, ça se prépare !

Le 7 juin dernier, un scandale autour de la vente de « faux steaks hachés » à des associations caritatives a été révélée dans la presse nationale. Environ 7 millions de portions de fausse viande hachée, soit 780 tonnes pour une facture de 5,2 millions d’euros, ont été vendues depuis juillet 2018 aux plus démunis. Fraude ? Tromperie sur la marchandise ? Reste à l’enquête et à la justice de le déterminer. A Vannes, dans le Morbihan, Mutual Audit et Youston, deux start-ups hébergées au Village by CA, collaborent pour alerter sur les risques et gérer les situations de crises. Interviews

 

Fabrice Rivaille, fondateur de Mutual Audit est expert des audits fournisseurs dans l’industrie agroalimentaire. Alain d’Eudeville, créateur de Youston, est spécialisé dans l’organisation et la planification de la gestion de crise.

Que s’est-il passé dans cette affaire ?

Fabrice Rivaille : Ici, le scandale porte sur l’appellation même de steaks hachés. En France, la recette répond à un cahier des charges rigoureux. La spécification technique relative aux viandes hachées précise en effet que « les viandes hachées sont les viandes désossées qui ont été soumises à une opération de hachage en fragments et contenant moins de 1% de sel. Pour prétendre à l’appellation 100 % viande hachée, l’ajout de sel est interdit. » En Pologne, pays où ont été fabriqués les steaks incriminés, cette recette sans viande n’est absolument pas illégale. Ce type de steak se vend. En France, en revanche, nommer « steaks hachés » ce qui n’en est pas, règlementairement parlant, contrevient à la loi. Ainsi, dans cette affaire, les steaks hachés étiquetés comme tels mais ne comprenant en réalité qu’un mix d’amidon, de soja, de peau et de gras, relèvent de la tromperie. Il s’agit bien d’une fraude qui porte sur la composition du produit au regard de l’étiquetage. Bien que ces steaks soient sans danger pour l’alimentation humaine, se pose également la question de la qualité organoleptique et nutritionnelle.

Quels sont les acteurs impliqués dans ce scandale ?

Fabrice Rivaille : Difficile de savoir qui a donné l’ordre de faire produire ces steaks. Le fonds européen aux plus démunis est un des intermédiaires qui a passé la commande. Interviennent ensuite plusieurs acteurs, un fournisseur principal, le distributeur, ainsi que son sous-traitant polonais. On peut considérer que c’est le producteur polonais qui ne respectait pas le cahier des charges du produit commandé qui stipulait 80% minimum de viande et 20% de gras. Mais cela, c’est l’enquête qui doit le déterminer. Un maillon de la chaîne a forcément contrevenu à la loi en acceptant d’importer des steaks hachés sous cette appellation mensongère. S’il est avéré que le producteur et le distributeur ont cherché à faire de la marge sur un produit dont l’étiquetage est mensonger, il y a bel et bien fraude.

Comment se prémunir de ce type d’événement ?

Fabrice Rivaille : Dans l’industrie agroalimentaire se pose la problématique de la marge : le consommateur veut un produit pas cher, mais le producteur a besoin de faire de la marge pour faire vivre son entreprise. A force de faire descendre les prix des matières premières et de rechercher des coûts de main d’œuvre les plus bas, on peut se retrouver confronté à une multiplication de ce type de problème. D’où la nécessité de mettre en place des audits et des contrôles à chaque étape du processus de fabrication et d’approvisionnement pour s’assurer du respect de la qualité, des règles et des normes en vigueur. Par ailleurs, la nouvelle version de l’IFS 7, standard européen concernant la qualité alimentaire, prévoit un renforcement des contrôles anti fraudes. C’est dire l’importance des enjeux dans ce domaine et la nécessité de structurer les organisations pour mieux faire face à ces situations.

Avec ce scandale survient une crise majeure pour les acteurs impliqués. Comment alors gérer cette situation de crise ?

Alain d’Eudeville : En effet, la crise doit être gérée par l’ensemble des acteurs : associations, banques alimentaires, fonds européen, mais aussi entreprises impliquées. La priorité est de rappeler rapidement les produits concernés et de faire preuve de clarté vis-à-vis des autorités et des consommateurs. Une crise ne se gère pas comme le quotidien. Il est nécessaire de tout mettre de côté pour traiter l’urgence. La mise en place d’une équipe dédiée en amont, notamment en matière de logistique et de communication, doit permettre d’être opérationnel immédiatement en situation de crise.

Le dirigeant doit-il prendre la parole dans ces situations ?

Alain d’Eudeville : Oui, le dirigeant doit prendre la parole tout de suite, même s’il n’a rien à dire. Communiquer en situation de crise sert à manifester sa compréhension et son empathie vis-à-vis de l’inquiétude du public. Ensuite, cela sert à dire ce qui se passe. Nul besoin de justifier ou d’expliquer, simplement dire les faits. Enfin, il faut dire ce qu’on met en place pour faire face à la situation, pour éviter que cela s’envenime et permettre de revenir à la normale. Il ne faut pas laisser les gens non concernés par la crise s’exprimer. Il y a un adage qui s’applique très bien à la situation de crise : « Dîtes ce que vous faites sinon les autres diront ce que vous ne faites pas ». Certes, le dirigeant est confronté à un grand stress en cas de situation de crise. Cela provoque souvent un déni de la réalité, ce qui est un réflexe humain. Mais c’est une erreur. Croire qu’on a le temps d’agir aussi est une erreur, tout comme le fait de confondre la communication de crise et la gestion de la situation de crise.

Comment éviter ou maîtriser ces situations de crise ?

Alain D’Eudeville : Bâtir un dispositif de gestion de crise en mettant en place une équipe compétente et en capacité de gérer avec professionnalisme, ainsi que des ressources dédiées, est primordial pour toutes les entreprises. En faisant de la prévention, on fait se poser les questions des risques encourus. Cela permet de réfléchir à son organisation et parfois même de l’optimiser. On imagine le pire pour éviter qu’il n’arrive. Puis on s’entraîne régulièrement, et surtout on met à jour les documents d’urgence pour être toujours prêts. L’objectif est de créer des attitudes réflexes, avec des temps d’actions courts afin de mieux gérer les situations de crise lorsqu’elles arrivent.

Quels peuvent être les impacts négatifs de ces crises sur les entreprises ?

Alain d’Eudeville : Plus la situation est socialement ou politiquement sensible, plus la crise est forte. En effet, cinq sujets rendent les crises plus violentes : si l’incident touche à l’enfance, à l’alimentation, à la santé, à la morale ou à l’environnement. Ici, le scandale  des steaks hachés réunit plusieurs de ces thématiques ! Concernant les impacts de la crise, il faut noter qu’il existe deux temps différents. Comme pour une explosion atomique. D’abord, il y a l’impact d’image, le champignon, la partie visible, qui au final s’estompe assez vite car nous avons la mémoire courte. Puis il y a l’impact juridique et judiciaire, la partie invisible, comme la radioactivité. Bombe atomique

Le temps judiciaire est très long et tant qu’on n’en est pas sorti difficile de rebondir. A la forme près, les questions des autorités administratives et judiciaires sont a minima les suivantes :

  • Qu’avez-vous fait pour éviter que ça n’arrive ?
  • Qu’aviez-vous mis en place pour le gérer si cela devait arriver ?
  • Qu’avez-vous mis en place dans les premiers instants pour gérer la situation ?

Leur objectif est de vérifier comment est organisée votre entreprise en cas de situation de crise, de mesurer votre degré d’implication et votre réactivité. Les tribunaux sont sensibles à cela et leur exigence est bien plus forte aujourd’hui qu’il y a vingt ans car les crises sont multiples et se répètent. Il y a une chose que les dirigeants ont tendance à oublier, c’est qu’ils sont pénalement responsables, et cela ne s’assure malheureusement pas. Il faut retenir qu’une crise ne prend jamais rendez-vous et peut toucher même les meilleurs, avec des conséquences humaines, judiciaires et financières qui peuvent être dramatiques.

—————–

Depuis 2016, Mutual Audit propose une plateforme spécialisée dans la mutualisation des audits fournisseurs, notamment dans le domaine de l’agroalimentaire, permettant ainsi des gains de coûts substantiels et une plus grande sécurité pour les entreprises. Mutual Audit organise également des formations dédiées à la réalisation de ces audits.

Fort d’expériences de situations de crise, Youston, a développé une solution digitale et globale qui permet de bâtir un dispositif de gestion de crise simple efficace et personnalisé, d’entrainer ce dispositif en continu, de prouver son niveau de préparation à la gestion de crise et, si la crise survient, de réagir vite et bien en apportant facilement la preuve de ses actions.

Edito Newsletter Mutual Audit Juin 2019

Nous avons l’honneur d’être accueillis depuis le 1er Juin 2019, dans les locaux du Village By CA de Vannes, qui est une pépinière d’entreprises ou start-up innovantes.
Le Groupe Bancaire Crédit Agricole est depuis 2014 l’instigateur et animateur de 29 Villages By CA (12 autres en cours d’ouverture) ; ces villages soutenus par près de 500 partenaires sur toute la France accompagnent plus de 530 start-up à ce jour.
Chaque Village By CA a été conçu comme un lieu de partage et de création organisé autour de quatre grandes missions :
 Favoriser l’émergence de projets innovants et de nouveaux talents
 Accompagner les jeunes entreprises dans la mise en œuvre de leurs solutions et dans leur réussite commerciale
 Promouvoir, accélérer et diffuser l’innovation sous toutes ses formes
 Servir le développement économique des territoires.
Le Village By CA de Vannes est soutenu et financé par 7 Ambassadeurs comme le Groupe D’Aucy, Norac, Yves rocher, et par une dizaine de partenaires comme la conserverie La Belle Iloise ; c’est pour Mutual Audit une vraie chance d’être accompagnée et soutenue par de tels partenaires.

Autre actualité qui démontre la pertinence de notre concept d’audits fournisseurs mutualisés : le scandale des « faux steaks hachés » vendus depuis 2018 aux Restos du cœur, la Croix rouge, la fédération de la Banque Alimentaire, le Secours Populaire, etc. En cliquant sur ce lien http://snip.ly/c02h48 vous pourrez lire l’article paru ce jour (07.06.2019) dans le Figaro. Ce nouveau scandale va encore fragiliser la filière viande, et à nouveau accentuer la défiance du consommateur sur les steaks hachés. En réalité, ce nouveau scandale prouve une nouvelle fois que plus la fraude est d’envergure, plus elle passe inaperçue car elle est gérée par de vrais professionnels de la fraude. Si ce fournisseur et sa filière avaient été audités, ce scandale aurait pu être évité !

Mutual Audit sera CFIA de Rennes 2019

CFIA Rennes 2019

Mutual Audit sera présent sur le Salon CFIA Rennes 2019 les 12 et 13 Mars 2019.

Vous pourrez nous rencontrer Hall 4 D 11 (Ingrédients) sur le stand de notre partenaire La Société ADS Food http://www.adsfood.fr/index.html , distributeur exclusif en France des marinades, sauces, épices, et enrobages produits par Hela (Allemagne) et Pimursa (Espagne).

C’est le moment de planifier vos audits fournisseurs ou encore vos audits internes IFS / BRC, donc nous vous attendons pour répondre à vos besoins.

N’hésitez pas à nous solliciter si vous souhaitez des invitations pour ce salon, et/ou pour prendre rdv sur notre stand soit le 12, soit le 13 Mars 2019.

Au plaisir de vous voir