2nde édition du Cluster : Sécuriser les approvisionnements en IAA et mutualiser les services entre industriels

2nde édition du Cluster :

Sécuriser les approvisionnements en IAA et mutualiser les services entre industriels

 LOGO-MUTUAL-AUDIT-BL  ILE D'ARZ SEPT 2017

 

 

Pour la seconde année consécutive, Mutual Audit organise son Cluster Achat sur la thématique de la sécurisation des approvisionnements et la mutualisation des services entre industriels. Un événement qui rassemble durant une journée de travail les professionnels de l’industrie agroalimentaire, responsables achats et qualité, afin de partager ensemble les bonnes pratiques du secteur. Rendez-vous est pris le vendredi 28 septembre 2018, à l’Ile d’Arz dans le Golfe du Morbihan.

 

L’an dernier, la première édition de ce Cluster Achat organisé par Mutual Audit avait reçu un vif succès. L’événement avait réunit une trentaine de professionnels issus d’entreprises comme Agro Mousquetaires, Terrena, Euralis, Hénaff, Stef, Martinet Traiteur, Limagrain ou D’Aucy. Cette année encore, Mutual Audit se positionne comme animateur de la filière agroalimentaire en proposant de se retrouver durant une journée, dans un lieu exceptionnel comme celui du Golfe du Morbihan, afin de faire émerger des nouvelles pratiques autour de la mutualisation, la connaissance, le savoir et les expertises métiers. Une occasion également d’anticiper les besoins pour pouvoir mieux y répondre. Au cœur du programme : conférences et tables rondes autour de l’innovation, des nouvelles technologies et des dernières tendances en matière de management de l’information.

 

La Blockchain au cœur des enjeux de transparence

Ainsi, le matin sera consacré à plusieurs conférences liées aux thématiques de la sécurisation des approvisionnements, dont une intervention exceptionnelle par IBM sur le thème de la Blockchain, ou comment sécuriser ses chaînes d’approvisionnement par le système informatique. Devenu un sujet important pour les industries agroalimentaires, en phase de développement actuellement, la Blockchain est une technologie de stockage et de transmission d’informations transparente, sécurisée et fonctionnant sans organe de contrôle, selon la définition de Blockchain France. Dans le domaine de l’agroalimentaire, la mise en place d’un tel dispositif contribuerait en effet à rendre les transactions plus transparentes, à améliorer la traçabilité des produits du producteur au consommateur. Dans certains cas, la collecte de données inscrites dans une Blockchain pourrait également faciliter la prise de décision. En Europe, le groupe Carrefour s’est emparé de cette technologie pour offrir une information plus transparente à ses clients concernant la traçabilité des denrées alimentaires, comme le rappelait Europe 1 en mars dernier, après le Salon de l’Agriculture. Dans ce procédé, chacun peut ainsi devenir acteur de l’information stockée et garant de sa validation. Plusieurs opérateurs de Blockchain sont actuellement en train de se positionner comme Bureau Véritas ou encore IBM. De son côté, Bureau Veritas propose une technologie Blockchain sécurisée pour mieux répondre aux demandes des consommateurs ainsi qu’aux défis de l’industrie alimentaire. Et IBM a déjà lancé sa blockchain en collaboration avec dix industries agroalimentaires mondiales de premier plan dont Wallmart, Unilever et Nestlé. Objectif ? Identifier de nouveaux champs d’application au sein de la chaîne d’approvisionnement afin d’améliorer la traçabilité sur les produits alimentaires par la fourniture d’informations fiables sur l’origine et sur l’état des aliments transportés, indique Le Monde informatique. Pourra-t-on avoir plusieurs Blockchains sur le marché ? C’est la question à laquelle un partenaire associé d’IBM viendra répondre.

 

Questions juridiques, mutualisation de services

Au programme également des conférences matinales, le cabinet Fidal abordera les aspects juridiques liés aux contrats d’approvisionnement. Ou comment bien rédiger son contrat, ce qu’il est légitime de demander à son fournisseur en dehors des aspects financiers et produits. Il s’agit d’un réel engagement à formaliser des deux côtés. Au programme aussi des interventions sur la mutualisation de différents services comme le Centre Culinaire Contemporain de Rennes qui parlera de la mise en commun d’un atelier R&D dans l’industrie agroalimentaire et le GIE Synergie Achats de Caudan qui évoquera l’intérêt des groupements d’achats dans l’industrie agroalimentaire. Enfin, la nouvelle version IFS 6.1 sera présentée dans ses principales lignes par un auditeur expert IFS.

 

Tables rondes de réflexion

La journée sera ponctuée par un déjeuner convivial face à la mer à l’Escale en Arz. Au fil de l’après-midi, trois tables rondes de réflexion et de travail entre les participants seront proposées autour de thématiques liées à l’émergence de nouvelles pratiques dans la filière. Des pratiques innovantes qui répondent aux exigences de transparence, de qualité et de sécurité demandées par les consommateurs, mais aussi sur la mutualisation croissante de services entre industriels. Ces ateliers de réflexion collectifs visent à mettre en avant les réelles préoccupations des professionnels. Ainsi, leurs thématiques sont encore à l’étude actuellement.

 

Participation gratuite mais nombre de places limitées

Cette seconde édition est ouverte à 60 participants maximum. Sont invités à cet événement les responsables achats et qualité de l’industrie agroalimentaire français, ceux qui travaillent en BtoC, mais également leurs fournisseurs d’ingrédients, d’emballages et de matières premières, qui agissent davantage en BtoB.

 

 

Journée gratuite, sur demande d’inscription auprès de :

MUTUAL AUDIT / www.mutualaudit.com

PA du Ténénio

7Allée FJ Broussais

56 000 VANNES

Contact:  Adeline Eychenne : +33 (0)2 97 63 46 00 a.eychenne@mutualaudit.com

Mutual Audit intègre le Village by CA !

Dès l’été 2018, Mutual Audit intégrera le Village by CA Morbihan, écosystème créateur de valeur et pépinière de start-up. Le Village by CA est un accélérateur de croissance piloté par le Crédit Agricole. Dans le Morbihan, le village prendra place au Parc d’Innovation de Bretagne Sud à Vannes dans un bâtiment de 600 m2 dédié à l’innovation et aux synergies.

Ce sont 12 pépites économiques, jeunes pousses en pleine croissance qui ont été sélectionnées pour la première promotion du Village by CA Morbihan. Des entreprises dont le concept est validé et qui cherchent à créer des réseaux et tisser des synergies au sein d’un pôle qui leur est entièrement dédié. Ces 12 entreprises seront installées au cœur d’un espace de travail commun, sorte de village, pour une durée de 12 à 24 mois, afin de bénéficier des énergies positives de l’innovation ! « Nous sommes très fiers de poursuivre notre activité dans un contexte d’émulation, aux côtés d’autres start-ups morbihannaises », indique Fabrice Rivaille, directeur de Mutual Audit. Après avoir déposé un dossier de candidature en février, Mutual Audit a été sélectionnée parmi une vingtaine d’autres entreprises. « Nous avons dû pitcher notre métier devant un parterre de professionnels début mars », poursuit-il. Le jury est composé des ambassadeurs du Village by CA Morbihan : des membres du Crédit Agricole du Morbihan mais aussi du groupe D’Aucy, du Groupe Rocher Participations, de Neovia by Invivo, de Norac Foods, de l’expert comptable Geirec ou encore Philips Lightening. Des partenaires qui savent combien le monde de l’entreprise est exigeant et qui mesurent la nécessité de faire appel aux meilleures compétences pour développer leurs projets. Car les synergies sont au cœur des process d’innovation !

Des pépites du digital

A Vannes, Mutual Audit profitera d’un écosystème au service de l’économie digitale principalement. Un lieu pour coopérer, grandir et innover. A ses côtés, on trouve les entreprises Blob Enjeu (communication par le jeu à destination des professionnels du tourisme), By Stamp (tampon électronique d’identification pour smartphone et tablette), Coopeo (optimisation des achats en restauration), Difenso (protection des données), Kaptalia (monitoring sans fil), La Tour Azur (expérience 3D sans lunettes), Medaviz (télémédecine), Optic Performance (performance commerciale sur le marché de l’optique), Ship As A Service (partage de données dans le milieu marin), Soyl (agriculture de précision) et également Talents Tube (plateforme pour l’emploi 100 % vidéo). Toutes ces jeunes entreprises sont innovantes et en phase de déploiement avec un fort potentiel de croissance.

Espace de coworking et de créativité

Dans un bâtiment de 600 m2 installé au PIBS, le Village by CA Morbihan dispose de bureaux individuels ou partagés, de salles de réunions, de salles de conférences, d’espaces de créativité et de coworking. Les entrepreneurs sont ici considérés comme des habitants organisés autour d’un maire, en l’occurrence une mairesse, Catherine Laudic, chargée de mission du Crédit Agricole. C’est elle qui veillera au bon fonctionnement du village et à révéler des lieux de rencontres et d’échanges entre les start-ups. Sur la place du village seront organisés des événements, des forums et des expositions qui mettront en lumière les activités des 12 premières entreprises sélectionnées. « Il s’agit véritablement d’un accélérateur et d’un moteur de business », reconnaît Fabrice Rivaille. « Nous allons pouvoir travailler en réseau, mutualiser nos compétences si besoin et bénéficier d’accompagnement et de conseils personnalisés ». Cette dynamique au service du collectif fait déjà ses preuves un peu partout en France, avec plus d’une vingtaine de villages. Toutes les start-ups accompagnées profitent ainsi du réseau national des Villages by CA ainsi que des partenaires du groupe Crédit Agricole en France et à l’international. De quoi conquérir rapidement de nouveaux marchés à travers le monde.

Les audits fournisseurs, la clé d’une bonne évaluation des risques !

Plus de 1.800 entreprises agroalimentaires françaises sont concernées par la nouvelle version du référentiel IFS Food 6.1. Reconnu par le GFSI (Global Food Safety Initiative), il entrera en application le 1er juillet 2018. Destiné à l’audit de la qualité et de la sécurité des produits alimentaires, cette nouvelle version vise à renforcer la gestion des risques de fraudes et la maîtrise des allergènes. Des exigences qui renforcent le besoin de planifier et d’anticiper ses audits fournisseurs. 

Comme chaque année dans l’industrie agroalimentaire, le premier trimestre rime avec la remise à plat des relations avec les fournisseurs. Services achats et qualité font le point sur l’année écoulée, évoquent les problématiques rencontrées, les points forts et la réactivité de leurs fournisseurs. L’occasion d’évaluer quels vont être les volumes pour l’année à venir et si les fournisseurs auront la capacité à répondre aux besoins (qualitatifs et quantitatifs). Cette évaluation permet donc de clarifier sa relation de travail avec ses fournisseurs ; de l’améliorer si besoin ou de l’arrêter le cas échéant. Dans le contexte de l’IFS v. 6.1, l’entreprise doit s’assurer d’avoir une réponse claire de la part de ses fournisseurs face aux problématiques de fraudes ou de contaminations croisées.

Des risques différents en fonction du type d’approvisionnement

En effet, qu’il s’agisse d’un fournisseur producteur ou d’un fournisseur broker ou grossiste, les risques sont différents. En général, plus il y a d’intermédiaires, et plus le risque de fraude augmente. Prenons l’exemple de la farine biologique. Il y a plusieurs façons de réaliser son approvisionnement : par l’agriculteur producteur en direct, par le biais d’organismes stockeurs ou encore via des courtiers sur le marché mondial. A chaque fois, les risques de fraudes sont différents. Or, la demande des consommateurs de produits certifiés Agriculture Biologique croît à grande vitesse. La production, elle, peine à suivre. Par conséquent, la tentation peut être grande de remplacer la farine biologique par de la farine conventionnelle, dont le prix au kilo est plus de 2,5 fois inférieur ! L’appât du gain est la première motivation des fraudeurs.

Des audits de terrain

Comment se prémunir de ces fraudes ? Grâce à des audits de ses fournisseurs, des analyses complémentaires et des plans de contrôles à réception de la marchandise. Ainsi, on vérifie la présence de résidus de pesticides qui donnent des indications sur le caractère biologique ou non des matières premières. Ces analyses permettent surtout de vérifier si un produit est conforme au cahier des charges signé avec le fournisseur.

Maîtriser les contaminations croisées

En ce qui concerne la maîtrise des allergènes, l’audit est également une réponse adaptée. Il permet d’évaluer les mesures de maîtrise mises en place par le fournisseur et d’analyser les risques réels de contaminations croisées. Et donc de mieux analyser les risques pour ses propres produits !

Gardons notre exemple de farine biologique. Notre fournisseur fabrique à la fois des farines de blé et des farines de riz. Comment évaluer les risques de contamination croisée du riz par le blé et pouvoir garantir l’absence de gluten dans nos produits sans gluten ? Sur du déclaratif ? Sur des analyses ? Sur la base des audits ?

Mener sa propre analyse

Reste alors à la charge du client d’établir sa propre analyse des dangers et évaluation des risques associés, matière première par matière première, fournisseur par fournisseur. Qu’il s’agisse des risques de fraudes et des autres risques (sécurité des denrées alimentaires, disponibilité, prix…), les services achats et qualité doivent alors se poser plusieurs questions : quels sont mes besoins ? quels sont mes risques ? quel est l’impact de cette matière sur mes produits finis ? Quelle est la part de cette activité sur mon marché ? Puis-je avoir confiance en mon fournisseur ? Sur quoi puis-je me baser pour avoir confiance ?

Des missions chronophages

En tout état de cause, la rédaction d’une telle analyse requiert beaucoup de temps. Temps d’autant plus important que le nombre de matières premières est important, ce qui est notamment le cas pour les industriels spécialisés en plats cuisinés qui peuvent utiliser jusqu’à 600 ingrédients !

Mais l’organisation d’un audit s’avère lui aussi chronophage. Côté client comme côté fournisseur. Côté client, il faut planifier, préparer, se déplacer, réaliser l’audit et en assurer le suivi, voire parfois convaincre son fournisseur. En effet, certains clients considèrent l’approvisionnement de certaines denrées comme critiques pour leur production mais ne représentent qu’une très faible part du chiffre d’affaires de leurs fournisseurs. Ces derniers sont alors peu enclins à organiser des audits qui mobilisent leurs salariés et réduisent leur rentabilité.

Une solution : anticiper et mutualiser ses audits Fournisseurs

Une solution s’impose alors : anticiper et planifier ses audits fournisseurs. L’audit est en effet au service de l’évaluation de la relation avec son fournisseur. La nouvelle économie collaborative engage à favoriser le concept de mutualisation des audits fournisseurs. Des audits qui s’organisent, se planifient et s’étalent dans l’année. Cela permet, côté client, de planifier les audits sur l’année ; côté fournisseur, cela permet de réduire le nombre de jours d’audit sans dire non à un client.

La mutualisation permet aussi de faire appel à des auditeurs qualifiés. Une donnée importante qui ressort à nouveau dans le draft de la version 8 du BRC ; ce référentiel demandant que la compétence des auditeurs soit démontrable.

 

 

Rappels et retraits de produits : quels coûts pour les entreprises agroalimentaires?

En pleine crise sanitaire du lait contaminé, la compagnie d’assurance Allianz publie un rapport sur le coût des rappels de produits dans le monde sur la période 2012-2017. Un phénomène en croissance qui touche tous les secteurs d’activités. Comment faire alors pour éviter ces crises industrielles et sanitaires ainsi que leurs retombées négatives sur la notoriété des entreprises ?

7,92 millions d’euros. C’est la valeur moyenne des demandes de rappels de produits faites auprès des industries agroalimentaires dans le monde entre 2012 et le 30 juin 2017. En analysant 367 réclamations d’assurances de produits rappelés au sein de 12 secteurs d’activités dans 28 pays, Allianz Global Corporate & Speciality (AGCS) comptabilise un montant total de pertes en assurance de 312,4 M€. Loin de se stabiliser, le phénomène est grandissant d’années en années. Entre 2015 et 2016, le nombre de retraits de produits agroalimentaires en Grande-Bretagne a ainsi fait un bond de 62 %.

Une facture salée

Si le secteur automobile compte pour 80 % des rappels de produits, l’industrie agroalimentaire arrive derrière avec 16 %, souvent en raison de produits contaminés. En France, au second semestre 2017, les rappels de produits étaient liés en premier lieu à la contamination bactériologique (Listeria, E. coli, Salmonella), en second à la non déclaration d’allergènes, en troisième à la contamination chimique (fipronil), et au même niveau, liés à la présence d’un corps étranger. Une liste non exhaustive mais qui reste significative des problèmes que connait l’industrie agroalimentaire. Et si la facture finale liée à ces rappels approche des millions, voire des milliards d’euros, la note est toute aussi salée en ce qui concerne l’image, la notoriété et la réputation de l’entreprise. Sans compter les pénalités et les amendes issues des litiges.

Des normes plus drastiques, une pression plus forte…

Mais pourquoi des millions de produits sont-ils rappelés chaque année et pourquoi ce nombre est-il en forte croissance ? Cela tient en sept raisons, selon le rapport d’Allianz :

– L’augmentation des règlementations liées à la sécurité des produits

– La complexité grandissante de la chaîne logistique

– Les nouvelles avances technologiques en phase de test

– L’identification de nouveaux pathogènes

– La pression économique toujours aussi forte sur les coûts de production.

– L’augmentation de la vigilance des consommateurs, notamment via les réseaux sociaux

– La forte pression sur les prix de la grande distribution.

Erreur d’étiquetage, fraude

Dans le secteur agroalimentaire, l’augmentation des rappels de produits s’explique aussi par les nouvelles exigences d’étiquetage. Ainsi, un défaut d’étiquetage concernant la présence d’allergènes entraîne le retrait immédiat de certains lots de produits. Au premier trimestre 2015, 95 % des produits alimentaires rappelés aux Etats-Unis résultaient de la présence d’allergènes non déclarés. 91 % d’entre eux étaient d’ailleurs liés aux cacahouètes et aux noix. Souvent, la non déclaration d’allergènes dans la composition des produits résulte d’une simple erreur au niveau de la production, comme un mauvais étiquetage ou un mauvais packaging. Mais cela peut aussi être le fait d’une tentative de fraude alimentaire. En 2013, le scandale de la viande de cheval intégrée dans la composition de lasagnes étiquetées 100 % bœuf en est un exemple.

Toute la chaîne alimentaire peut être touchée

En août 2017, un insecticide, le fipronil, a été retrouvé dans des œufs hollandais entraînant le rappel massif d’œufs dans 16 pays européens. Les premières estimations de cette catastrophe ont fait état d’une perte pour les agriculteurs de 33 millions d’euros en un mois seulement. De micro particules de plastique, de métal ou de verre peuvent également contaminer des produits agroalimentaires. Ainsi, de micro particules de plastique, invisibles à l’œil nu, ont été retrouvés dans des produits de la mer, du sel de table, du miel, du sucre ou de la bière. Potentiellement, c’est toute la chaîne alimentaire qui peut être touchée.

La crème fraîche, le lait infantile ou les cookies sont susceptibles d’être contaminés par des bactéries pathogènes. Autres risques : les légumes infestés par des insectes, la présence de verre dans l’emballage d’un pain, un défaut de stérilisation du lait de coco, des allergènes non déclarés dans des salades en sachets…

Lait contaminé

Depuis décembre 2017, c’est plus d’une dizaine de millions de boîtes de lait infantile qui ont été rappelées dans 83 pays, pour contamination par Salmonella. Parmi elles, un nombre faible (moins de 1 % en France ?) est passé entre les mailles du retrait. Cela pourrait sembler très peu, et pourtant c’est suffisant pour provoquer une crise sanitaire. Si la poudre de lait est un produit ultra sensible, car consommée par des nourrissons, population particulièrement fragile, elle est soumise à de nombreux contrôles. De ce fait, lorsqu’une crise survient, liée à une contamination bactériologique, celle-ci est d’autant plus forte et lourde de conséquences.

S’organiser pour éviter les catastrophes

Comment faire alors pour éviter catastrophes et scandales sanitaires ? D’après Nathalie Danion, responsable des opérations chez Mutual Audit et spécialiste des audits qualité en agroalimentaire, un plan stratégique en quatre axes doit être établi afin d’éviter de devoir gérer ce genre de crise.

1 – Mettre en place un plan d’échantillonnage environnemental régulier, en se posant les bonnes questions sur la pertinence des points de contrôle et avec une surveillance accrue des résultats.

2 – Discuter des résultats rapidement à un niveau de décision suffisant dans l’entreprise.

3 – Adapter sa réponse en fonction des résultats en mettant en place un plan de contrôle des produits finis en cas de résultats positifs.

4 – Organiser un retrait rappel ciblé et couvrant une période de production adaptée.

Un cluster sur mesure en 2018

Fort d’une première édition du Cluster Achat et Sécurisation des Approvisionnements en IAA, qui s’est déroulée le 29 septembre sur l’Ile d’Arz, Mutual Audit prépare déjà un second temps fort en 2018 et en appelle aux professionnels désireux d’aborder de nouvelles thématiques. A vos idées !

Le 29 septembre dernier, Mutual Audit a lancé le premier Cluster Achats et Sécurisation des Approvisionnements au sein de l’industrie agroalimentaire. Un cluster national qui a réunit pas moins de 35 personnes issues d’ entreprises de différents secteurs,  : viande,  cidre, produits traiteurs, des chips, des céréales ou encore des légumes. Au programme de ce premier événement, cinq conférences et trois ateliers métiers. Et un véritable succès pour une première rencontre loin de la capitale ou des centres de décision. En effet, si Mutual Audit est basée à Vannes dans le Morbihan, c’est tout naturellement que l’entreprise a choisi l’Ile d’Arz, une île située dans le golfe du Morbihan, pour cette journée d’échange et de travail. Rendez-vous est déjà fixé en 2018. Reste à affiner le programme grâce à vous et à trouver un lieu aussi agréable !

Des conférences thématiques qui répondent à vos besoins

Le programme va se construire au fil des prochains mois, grâce aux retours des professionnels des achats et de la qualité dans l’industrie agroalimentaire. En effet, Fabrice RIVAILLE, Président de Mutual Audit lance un appel : « Nous voulons organiser cette journée et prévoir nos intervenants en fonction des besoins des entreprises inscrites ». Lors de cette première édition, l’une des interventions les plus appréciées fut celle des avocats du cabinet Fidal, leader en Europe en droit des affaires avec 1.400 avocats au niveau national, « L’occasion d’insister sur l’importance de la contractualisation avec son fournisseur » précise Fabrice RIVAILLE. Car en matière d’achats , le contrat avec son fournisseur n’est pas systématique. Il dépend très souvent de la taille de l’entreprise, de l’importance des volumes achetés….

Cela n’est pas toujours facile d’exiger des analyses, des contrôles supplémentaires lorsque cela n’a pas été clairement précisé dans le contrat. « Certaines entreprises ont pris conscience qu’on ne pouvait pas tout demander à son fournisseur si cela n’avait pas été négocié au préalable », assure Fabrice RIVAILLE. D’où l’importance de bien construire les relations contractuelles avec ses fournisseurs sur des bases juridiques solides… Une thématique qui sera certainement renforcée en 2018 lors du prochain rendez-vous du Cluster Achats et Sécurisation des Approvisionnements de Mutual Audit.

Rendez-vous en 2018 !

Toutes les entreprises agroalimentaires intéressées peuvent d’ores et déjà se faire connaître afin d’intégrer le cluster. En 2017, Mutual Audit a pu compter sur Terrena, Martinet Traiteur, D’aucy, Euralis, Altho, Hénaff, Limagrains, Agro Mousquetaires, Sobréval… « Le cluster manque encore d’entreprises actives dans les domaines des ingrédients, de la biscuiterie, de la confiserie, des produits laitiers, des boissons alcoolisées », indique Fabrice RIVAILLE qui espère recruter de nouveaux adhérents pour faire grandir ce cluster en 2018.

Objectif : se rencontrer une fois par an afin de s’informer, d’échanger et d’approfondir ses connaissances sur des thématiques liées à l’approvisionnement, les achats . Et ainsi organiser des conférences et des tables rondes riches et globales. Rendez-vous est pris la dernière quinzaine de septembre 2018 dans un lieu encore tenu secret… Restez connectés !

Premier Cluster Mutual Audit sur la sécurisation des approvisionnements en IAA et la mutualisation des services entres industriels

Le premier Cluster Mutual Audit sur la sécurisation des approvisionnements en IAA et la mutualisation des services entres industriels s’est tenu le 29 septembre 2017 sur l’Ile d’Arz dans une ambiance très chaleureuse et conviviale. Avant de travailler autour de tables rondes sur les outils de sourcing, l’analyse des risques conjointe qualité/achat et sur « l’ubérisation » en industries, les participants ont pu assister aux conférences suivantes:

  • Cabinet Fidal : Maitre Louvel et Maitre Gransard : « Les bons réflexes juridiques applicables à la sécurisation des approvisionnements »
  • Catherine Petitot et Blandine Ferchal, Auditrices IFS/ BRC : « Comment se prémunir contre la fraude alimentaire ? »
  • Magalie Chesnel, CCI Ille et Vilaine, conseillère entreprises Achats et économie circulaire, Animatrice Club Achats 35 : « Comment sécuriser les achats en IAA, quels bénéfices et pourquoi mutualiser ? »
  • Gaëlle Frémont, Gérante fondatrice de la plateforme Ingrébio, annuaire et sourcing de producteurs / industriels bio : « Comment répondre à la croissance tout en sécurisant ses achats d’ingrédients bio ? »
  • Luis Georges Quintelas, Directeur Scientifique et commercial de Squali, plateforme de mutualisation et d’interprétation des analyses : « Comment sécuriser vos ventes en optimisant vos plans de contrôle ? »

Vous pourrez retrouver ces conférences en ligne sur youtube en cliquant sur : Conférences Cluster Mutual Audit 29 09 2017

Une nouvelle édition devrait avoir lieu l’an prochain!

Création d’un Cluster National Achats et Sécurisation des Approvisionnements – Rendez-vous le 29 septembre dans le Golfe du Morbihan

 

 

Partenaire dédié à la sécurisation des approvisionnements par la mutualisation d’audits fournisseurs, Mutual Audit lance son Cluster National Achats et Sécurisation des Approvisionnements. Une première en France. Une rencontre aura lieu le vendredi 29 septembre 2017 à l’Ile d’Arz dans le Golfe du Morbihan. Objectif ? Réfléchir, échanger et mettre en place de nouvelles méthodes de sécurisation des approvisionnements dans l’industrie agroalimentaire.

Dans les lignes, rien n’oblige les industriels de l’agroalimentaire à sécuriser leurs approvisionnements. Pour autant, responsabiliser les services achats et les faire travailler main dans la main avec les services qualité afin de s’assurer de la fiabilité de leurs fournisseurs est essentiel car cela influe directement sur la qualité des produits finis. Origines, compositions et ingrédients doivent ainsi être contrôlés tout au long de la chaîne de fabrication des produits de l’industrie agroalimentaire. Il en va de la réputation des entreprises et de leur volonté d’offrir à leurs clients une alimentation rigoureusement contrôlée. Voire irréprochable.

Responsabiliser les approvisionnements

« Dans les faits, les entreprises de l’industrie agroalimentaire ne sont pas suffisamment impliquées vis-à-vis de leurs achats », remarque Fabrice Rivaille, Président de Mutual Audit. « Sur une cinquantaine de fournisseurs à auditer chaque année, à peine 3 ou 4 sont visités. Ce n’est pas suffisant. » Alors, il souhaite briser un tabou, mettre cartes sur table en proposant aux responsables qualité et achats des grands acteurs de l’industrie agroalimentaire de se réunir autour d’un groupe national de réflexion. « L’idée est de réunir les entreprises représentatives par filière autour des thématiques achats et qualité, deux domaines extrêmement liés », indique Fabrice Rivaille. Ainsi, sont déjà invités à participer à l’événement les acteurs majeurs au niveau national de la conserve, des légumes, de la boulangerie, de la pâtisserie, des produits traiteurs, du snacking, des produits laitiers, des vins et spiritueux ou encore de l’épicerie fine.

40 entreprises invitées

Une quarantaine d’entreprises seront ainsi présentes durant une journée de réflexion à l’Ile d’Arz. Dans un cadre convivial et enchanteur, profitant de la douceur de l’été indien dans le Golfe du Morbihan, responsables des achats et responsables de la qualité pourront échanger sur leurs problématiques afin de faire émerger des solutions et des nouvelles méthodes à mettre en place. « Nous sommes là pour leur prouver qu’il est possible de mutualiser les audits fournisseurs tout en gardant la confidentialité des données », assure Fabrice Rivaille. « Notre objectif est de montrer qu’ensemble, les industriels de l’agroalimentaire sont plus forts et peuvent consolider leurs relations fournisseurs en toute confiance. » Ainsi, durant une journée, les professionnels du secteur pourront travailler sur la sécurisation de leurs approvisionnements et le suivi de leurs fournisseurs. « Mon ambition, dès la création de Mutual Audit en décembre 2015, a été de faire en sorte que tous les participants puissent influer sur les services proposés », poursuit Fabrice Rivaille. « Je me suis rendu compte que les problèmes rencontrés par les uns étaient aussi vécus par les autres, et que chacun pensait alors être le seul à les vivre. De là m’est venue l’idée de ce groupe de réflexion national sur la sécurisation des approvisionnements ».

Conférences et tables rondes

L'Escale en Arz
L’Escale en Arz

Ainsi, la journée va s’articuler autour de deux temps forts. Une conférence le matin sur le thème de la sécurisation des achats et des approvisionnements ainsi que la mutualisation des outils numériques, faisant intervenir entre autres la plateforme des fournisseurs d’ingrédients biologiques Ingrébio, le cluster d’achats d’Ille-et-Vilaine, et à confirmer le groupement d’achat Synergie Achats en Bretagne et l’ABEA. L’après-midi sera consacré à des tables rondes autour de sujets variés et complémentaires. Parmi eux, les professionnels de l’agroalimentaire pourront développer des solutions afin de renforcer la complémentarité des fonctions achats et qualité, réfléchir à comment amener les entreprises à travailler avec les évolutions de marchés et les outils numériques, mettre en place des process afin de renforcer la relation de confiance avec ses fournisseurs, identifier les activités externalisables liées aux achats et à la qualité et inscrire leurs entreprises dans une stratégie de  mutualisation de services. Un thème dont les particuliers se sont emparés depuis longtemps et qui en ont bien compris les avantages, au vu des succès grandissants de Airbnb ou BlaBlaCar, pour ne citer qu’eux…

 

Vendredi 29 septembre 2017, de 10 h à 17 h.

Rendez-vous à l’Ile d’Arz (Départ de la gare maritime de Vannes)

Journée limitée à 40 personnes

Renseignements et inscriptions : direction@mutualaudit.com

L’actualité de Mutual Audit

Nommé pour la seconde fois aux Trophées de l’Innovation organisés par la Chambre de Commerce du Morbihan, dans la catégorie Services aux Entreprises, Mutual Audit participera à la grande soirée de remise des trophées le 22 juin prochain à Lorient. Un événement qui aura lieu en même temps que le salon Sud Agro Industries qui se déroule à Toulouse du 20 au 22 juin, où Mutual Audit sera également présent. L’occasion d’en connaître encore davantage sur cette plateforme innovante, récompensée au CFIA en mars dernier.

Sud Agro Industries